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A quelques jours de la sortie du rapport Gallois sur la compétitivité, les tensions entre les entrepreneurs et le gouvernement s’accentuent. Dimanche après-midi, Martine Aubry assénait «les leçons, ça suffit» aux chefs d’entreprises et de son côté, Olivier Besancenot, comparait le mouvement des «pigeons*» à des «vautours»L'entreprenariat en France ne se limite pas aux dérives liées à la spéculation financière, déconnectée de l'économie réelle. 

Au-delà de certaines postures idéologiques, il y a aussi une évidente méconnaissance des réalités économiques du monde de l’entreprise pour bon nombre de politiques. Pour la première fois dans l’histoire de notre pays, nous avons un gouvernement dont aucun membre n’a jamais travaillé dans une entreprise. Difficile de comprendre un monde qu’on ne connaît que dans les livres…

Il n’est pas surprenant que des lois votées soient déconnectées de la réalité. Comment pourrait-il en être autrement, compte tenu du déséquilibre de représentation des classes socioprofessionnelles au parlement (lire ici)A l'Assemblée, beaucoup de députés sont issus du secteur public et connaissent mal les contraintes d'un marché concurrentiel. Regardez autour de vous, le nombre d’élus issus de la fonction publique.

Certes, on ne peut pas résumer l'action politique d'un individu à son sexe, son âge ou sa profession. Mais sans aller jusqu'à une parfaite représentativité, il faut l’améliorer. Tout cela doit s’inscrire dans le paquet «statut de l’élu» qui doit inclure, une limitation des mandats dans la durée et une limite d’âge...

 *Le mouvement des pigeons a été créé il y a quelques semaine pour protester contre des mesures fiscales dans le projet de loi de finance 2013. Fédérant des auto-entrepreneurs et des créateurs de start-up etc...

 

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Tag(s) : #Coup de gueule
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